Je suis marathonienne ! Ça, c’est bien une chose sur laquelle je n’aurais jamais parié il y a quelques années, quand je décrétais que je détestais les sports d’endurance. Je n’en reviens pas du chemin parcouru, de mes premiers kilomètres en crachant mes poumons à mon inscription au marathon de Paris cette année.
Pourtant, en commençant à courir, j’ai vite compris que j’aurais le goût des défis et du dépassement de soi. Le marathon est apparu comme un rêve, un peu inaccessible, tellement fou. Et puis les mois ont passé, les kilomètres et les compétitions ont défilé. Cinq puis dix kilomètres, semi-marathons, trails… Un peu comme une personne dépendante, il m’en fallait toujours plus. Mais contrairement aux autres distances, le marathon gardait un côté sacré, ultime. Le genre de défi à écrire sur une liste de choses à faire avant de mourir. Le genre d’épreuve dont on apprend enfin à se contenter. Enfin, c’est ce que j’imaginais, tout occupée que j’étais à mes rêves de finish line.
Et finalement, après des semaines de préparation, mon premier marathon m’a tendu les bras. A Paris, le 9 avril 2017, j’ai dévalé les routes de la capitales pendant 42,195 kilomètres. J’ai vécu une belle aventure jusqu’au bout, que je vais essayer de retranscrire au mieux. Qui sait, peut-être que je vous donnerai l’envie de vous lancer vous aussi ?
En attendant, pour retrouvez les étapes de mon cheminement et de ma préparation, n’hésitez pas à relire les articles suivants :
>> Objectif Marathon
>> Comment je m’entraîne pour mon premier marathon
>> Marathon J-7
Marathon J-1
Nous arrivons à Paris avec Guillaume en covoiturage le samedi, en fin de matinée. Nous filons récupérer les clés de notre Air B&B, une chambre dans un appartement idéalement situé : à moins de 10 minutes à pied du départ du marathon ! Le temps de discuter un peu avec notre hôte, d’avaler un repas consistant (restaurant asiatique : approuvé), nous nous dirigeons vers le métro pour rejoindre le Salon du Running, porte de Versailles.
En arrivant sur place, je suis frappée du monde dingue qu’il y a. Passer de ma campagne quasi-déserte à un rassemblement de coureurs du monde entier me fait réaliser l’ampleur de l’épreuve. Nous sommes en effet 57 000 inscrits, soit la plus grosse course à laquelle j’ai participé à ce jour. Pour autant, le retrait des dossards est très bien organisé et nous nous retrouvons vite avec le fameux sésame entre les mains. S’il est tentant de passer du temps entre les stands, je me sens rapidement fatiguée et nous décidons de ne pas nous éterniser. Les exposants étaient très nombreux et certaines interventions très intéressantes, mais nous n’avions pas envie de piétiner pendant des heures.
Le soir, nous prenons l’apéro (sans alcool bien sûr !) chez ma cousine. Idéal pour se poser un peu et oublier toute forme de stress, ou presque. Nous restons raisonnables et rentrons à l’appartement vers 21h30, afin d’avaler une dernière bonne ration de riz.
Habituellement, je suis plutôt sujette au stress de dernière minute… et cela me vaut des insomnies régulières. Mais cette fois-ci, curieusement, je me sens assez sereine. Je décide de me faire confiance et je trouve le sommeil assez facilement, étonnamment.
Quelques heures avant la course
Le réveil sonne à 6 heures. Je n’ai pas bien dormi : le clic-clac qui nous servait de lit n’était malheureusement pas de première jeunesse. Je n’ai cessé de glisser, de me repositionner et je n’ai donc dormi que par segments entrecoupés. Au matin, j’ai mal au dos (bonjour, la vieillesse me guette). Mais je réalise que ça y est, aujourd’hui, je vais courir plus de 42 kilomètres d’affilée.
Côté petit-déjeuner, je reste sur mes acquis. Un yaourt de soja, des flocons d’avoine, une banane, deux tartines de pain aux céréales, du beurre d’amande et une infusion. Je me prépare tranquillement. Pour la première fois de ma vie (ou presque), mes affaires sont prêtes la veille. Le temps passe vite pourtant et il est déjà l’heure de rejoindre l’Arc de Triomphe.
En moins de 10 minutes à pied, nous nous fondons dans la masse des milliers de coureurs déjà sur place. C’est déjà l’effervescence. Guillaume doit regagner son SAS car son départ est prévu une heure avant le mien. Je l’accompagne, un dernier bisou, et me voilà toute seule. Cela me fait bizarre, mais je ne stresse pas. Je m’imprègne de l’ambiance, je profite de la fraîcheur de la matinée, car je sais que cela ne durera pas.
A mon tour de rentrer dans mon SAS. Le temps défile à toute vitesse et avant même que je réalise ce qui m’arrive, je me retrouve devant, prête à partir. Je suis déjà gagnée par l’émotion et dois me mordre la joue pour ne pas laisser les larmes couler. Je me trouve un peu ridicule, mais c’est si bon de se sentir gagnée par l’euphorie. Tout doucement, les coureurs de mon SAS se rapprochent de la ligne de départ. Je regarde derrière moi : l’arc de Triomphe, majestueux, n’aura jamais aussi bien porté son nom. Et c’est parti…
Kilomètres 0-5
J’active ma montre et je laisse mes jambes me porter à mesure que je descends les Champs-Elysées. L’objectif du jour est plutôt modeste : courir à une allure de 6’20″/km le plus longtemps possible, pour espérer finir aux alentours des 4h30. Je sais déjà qu’avec la chaleur annoncée, ce sera plus compliqué que prévu. Mais à ce moment, je suis loin de m’imaginer à quel point cette course sera difficile.
Le premier kilomètre est un peu trop rapide, mais ça ne me stresse pas. Je sais que je ralentirai dès les kilomètres suivants. J’essaie de trouver de l’ombre dès que c’est possible, quitte à raser les murs. Mon camelback me rassure et je bois régulièrement pour éviter la déshydratation.
Au quatrième kilomètre, j’aperçois un coureur étendu par terre, pris en charge par les secours. Je tourne la tête. Quelle folie, cette course, quand même… Je continue ma route. Les jambes sont encore légères, le souffle est parfait, mais je sens doucement la chaleur monter et cela ne me plaît pas du tout. Ma montre a beaucoup de retard (environ 300 mètres) avec les bornes kilométriques. Ça m’arrive régulièrement sauf qu’à l’arrivée, je tombe toujours sur le bon compte. Pas cette fois… D’où un rythme officiel plus lent que prévu.
Temps sur 5k : 31’54 (allure 6’23)
Kilomètres 5-10
Peu après le cinquième kilomètre arrive le ravitaillement. Ça bouchonne, mais j’en profite pour ralentir, attraper une bouteille d’eau et repartir de plus belle. Je croque dans un abricot sec et je me mouille la nuque et le visage. Je maintiens un rythme constant sans effort, je suis même contente d’être plutôt régulière. Mais j’ai chaud et j’accueille avec soulagement les lances à incendie vers le 7ème kilomètre. J’y passe la tête entière, cela me fait du bien et je regagne de l’énergie pour les kilomètres suivants.
Nous passons place de la Bastille, une étape dont je n’ai pas le moindre souvenir. J’étais si concentrée pour retrouver mes beaux-parents dans la foule que je n’ai pas fait attention au parcours. Manque de chance, nous nous sommes loupés. Cela me donne un petit coup au moral, car je vais être toute seule pendant encore une dizaine de kilomètres…
Temps sur 5k : 32’03 (allure 6’25)
Kilomètres 10-15
Nous arrivons au bois de Vincennes, une jolie portion du parcours. Même s’il fait toujours trop chaud à mon goût, il est plus facile de trouver des portions ombragées. J’ai l’impression que les routes descendent, que cette partie de la course est facile. Pourtant, je sens que mon corps n’est pas du tout d’accord et que mes jambes sont moins fraîches. Après même pas quinze kilomètres, c’est vraiment un comble, mais je sais que la chaleur a cet effet dévastateur sur mes performances.
Étant donné que j’ai un peu d’avance sur mon objectif, je prends le temps nécessaire au ravitaillement. J’attrape deux bouteilles d’eau : une première que je garde avec moi pendant 500 mètres pour boire, une autre que je verse directement sous mon tee-shirt et sur ma tête. Évidemment, je sèche en 10 minutes, mais ça me permet de tenir un peu entre deux tuyaux d’arrosage. Comme si cela ne suffisait pas, je commence à avoir l’estomac noué. Je sais que j’ai du mal à digérer correctement en courant, mais les conditions météo n’arrangent rien à mon histoire.
Temps sur 5k : 32’31 (allure 6’30)
Kilomètres 15-20
C’est à ce moment que je sens que ma course est en train de prendre un mauvais tournant. Je n’ai toujours aucun problème de souffle mais je vois bien que je suis obligée de forcer un peu pour maintenir mon allure. Au lieu de courir en 6’20, je cours en 6’30 voire en 6’40. Je suis déjà obligée de ruser avec mon mental et de faire des calculs pour tenir jusqu’au kilomètre suivant.
J’ai presque envie de rire tellement la situation est absurde. Je suis en train de faire mon pire temps au semi-marathon, toutes courses et tous entraînements confondus. Trois mois d’entraînement pour ça. Au fond de moi, je sais déjà que je ne terminerai pas en 4h30 et je commence à considérer une arrivée après 4h45 (comme j’ai été naïve !)
Fichu pour fichu, je lève enfin la tête. Il fait beau, le parcours est splendide, je croise plusieurs têtes connues, et la foule est là pour nous encourager. Je me rappelle que je suis (surtout) là pour profiter, pour garder un beau souvenir de cette aventure.
Temps sur 5k : 33’21 (allure 6’40)
Kilomètres 20-25
Non sans m’être aspergée à plusieurs reprises de litres d’eau froide, je dépasse enfin l’arche marquant le passage au semi-marathon. Cela se confirme, je n’aurai jamais été aussi lente (2h17’42), même lorsque je courais cette distance pour la première fois de ma vie. Dans ma tête, pourtant, c’est symbolique. J’ai fait la moitié du parcours ! Malgré une petite angoisse qui monte quant à la suite des festivités, je reste optimiste et ne considère pas une seule fois un abandon.
A ce stade, j’ai déjà mal aux jambes, je me sens lourde et je n’arrive pas à me rafraîchir. Mon allure chute de manière brutale et j’assiste, impuissante, à la transformation de mes jambes en deux gros blocs de béton. Les 21ème et 22ème kilomètres sont très longs et je suis très impatiente d’arriver au 23ème, car je dois retrouver Elise.
Je l’aperçois au loin, prête à m’escorter sur onze kilomètres. Je suis tellement contente de la voir ! Je vais pouvoir papoter un peu et penser à autre chose. Je m’excuse en arrivant de mon allure d’escargot, mais je ne peux vraiment pas aller plus vite. Dans ma tête, je vais faire une promenade du dimanche en endurance fondamentale. D’ailleurs, je me trouve une excuse pour marcher quelques mètres : j’ai mal, j’ai trop chaud, je vais y passer toute la journée alors autant faire des pauses.
Temps sur 5k : 36’57 (allure 7’23)
Kilomètres 25-30
Le passage par les quais
Le temps passe plus vite avec Elise. Elle est d’une patience incroyable, alors que je me traîne comme une tortue. Paradoxalement, c’est la partie de la course que je préfère. Je prends enfin conscience que je suis en train de battre mon record de distance et que je cours dans une des plus belles villes du monde. Je n’ai plus de jambes mais je ne suis pas encore trop attaquée moralement. Je vois les kilomètres défiler et à chaque fois, je me dis que c’est vraiment génial et unique. Les endorphines ont dû enfin commencer à se libérer pour que mon cerveau m’envoie autant d’ondes de joie.
Le passage des quais (réputés pour leur côté « casse-pattes ») ne me pose pas plus de problème que le plat. De toute façon, j’arrive à peine à mettre un pied devant l’autre. J’aperçois la Tour Eiffel en tournant la tête et je me dis que c’est vraiment une belle journée.
Le passage du 30ème kilomètre est un autre moment symbolique. Je crie « il n’y a pas de mur ! ». Eh, eh, oui… Le mur, cela fait 15 kilomètres qu’il est planté devant mon nez. Mais je m’en moque, je me fais dépasser par tout le monde, j’étouffe avec la chaleur, j’ai mal au ventre, mais je trottine vaillamment pour aller chercher la ligne d’arrivée.
Temps sur 5k : 41’56 (allure 8’23)
Kilomètres 30-35
Dis donc, c’est long un marathon. Je dépasse les 3h30 de course, soit mon record de durée. Un autre univers inconnu m’attend et les vraies difficultés arrivent. La chaleur devient vraiment insupportable. Je bois en continu, mais c’est surtout cette sensation d’étouffer qui cloue mes jambes au sol. Les ravitaillements sont pratiquement dévastés. Les pavés, jonché de quartiers d’orange écrasés, collent sous nos pas. Je dépasse avec dégoût un stand Isostar avec leurs boissons énergétiques hyper sucrées.
Où est l’eau fraîche ? Un peu plus loin… Je plonge ma tête dans une bassine et m’ébroue tel un petit lapin. J’ai une petite pensée pour mon téléphone portable, caché dans mon camelbak, et qui a subi toutes ces douches avec moi. Je me demande si je vais le retrouver intact à l’arrivée… Mais sur le moment, je m’en moque un peu.
Le coup de grâce est porté au 32ème kilomètre. Insidieusement, mon champ visuel à droite se brouille. Je comprends que je suis en train de faire une migraine ophtalmique. Les minutes s’écoulent et je n’y vois bientôt plus rien du tout du côté droit. Des mois et des mois que je n’avais pas fait la moindre migraine, et voilà qu’elles choisissent le marathon pour me pourrir de nouveau la vie.
Deux kilomètres se passent avant que je retrouve une vision correcte. J’attends le moment où le sang va battre dans mes tempes et où les fortes douleurs vont se déclencher. J’essaie de ne pas y penser. Malheureusement, le 34ème kilomètre est le moment où je dois dire au revoir à Elise. Me voilà toute seule dans le Bois de Boulogne.
Temps sur 5k : 41’59 (allure 8’24)
Kilomètres 35-40
Me voilà partie pour les cinq kilomètres les plus longs de ma vie. Je ralentis encore (visiblement, c’est possible d’avoir une allure négative) et je ne suis plus du tout capable de courir en continu. Mon dos me fait mal et je dois m’étirer à plusieurs reprises. Deux fois, je dois même m’assoir sur un petit poteau pour dissiper les tensions. Autour de moi, les coureurs sont à bout. Beaucoup marchent, s’arrêtent. Quelques uns sont pris en charge par les secours.
Je joue au chat et à la souris avec les autres participants. Je trottine autant que je le peux, dépasse du monde… Puis lorsque le mental lâche, je marche. Mais même la marche ne me procure aucun soulagement. Et lorsqu’il faut repartir, c’est chaque fois encore plus dur. Je me fais doubler à nouveau.
Au 39ème kilomètre, je n’en peux vraiment plus. J’ai fini de rire, je veux que cela cesse. Je regarde même avec envie les pelouses sur ma droite. Elles ont l’air si confortables, j’y ferais bien une petite sieste… EH OH, il faut se ressaisir ! J’attrape mon téléphone (tiens, il est vivant !) et j’appelle mon chéri, qui a fini. J’annonce mon décès imminent. Je sais que j’ai fait le plus dur, mais là, trois kilomètres, cela me paraît le bout du monde. Guillaume me rassure. Lui aussi a complètement craqué pendant sa course et n’a pas supporté la chaleur. Je ne me laisse aucune autre option, je dois continuer.
Alors je ramasse ce qui reste de mes cuisses et je continue de me traîner. Plus que deux kilomètres. Les 4h45 de course sont largement dépassées.
Temps sur 5k : 45’27 (allure 9’05)
40-42,195 km
L’arrivée dans la douleur
Deux kilomètres, cela paraît plus raisonnable à mon cerveau. J’arrive même à accélérer un peu. Je compte les mètres, cherche l’arche d’arrivée des yeux. A moins d’un kilomètre de la fin, Guillaume me rejoint. Je m’accroche. Allez, dis-moi qu’après ce tournant, c’est terminé.
Quand enfin, au détour d’un rond-point, l’avenue Foch. Encore quelques minutes et je serai marathonienne. J’accélère. Un sanglot se forme dans ma gorge mais n’arrive pas à éclater. Je n’ose même pas regarder ma montre, tout ce qui compte, c’est d’arriver. Et tout d’un coup, c’est fini. Après 5h14 de course, je termine mon premier marathon.
J’accueille ma médaille, encore un peu sonnée. Mon mal de crâne s’intensifie brutalement. Je veux m’assoir, mais il faut encore marcher jusqu’à la sortie – et c’est beaucoup trop long. Je zigzague entre les finishers, submergée par un flot d’émotions contradictoires. Je suis marathonienne… mais quel combat ! Tant de souffrances pendant cette course, qui ne s’est pas du tout passée comme je l’imaginais. Courir 42 kilomètres sous un soleil de plomb avec une migraine fut certainement l’épreuve physique la plus difficile de ma vie.
Je n’ai aucun regret mais le goût amer de cette performance désastreuse m’empêche de profiter pleinement de ce que j’ai accompli. Il me faudra plusieurs heures pour me concentrer sur le positif.
Epilogue
J’imaginais une arrivée pleine de larmes de joie et un immense sentiment de fierté et de satisfaction. Au final, je m’en suis voulu de ne pas avoir été à la hauteur de mes espérances. J’aurais aimé que ce premier marathon fasse partie de mes plus beaux souvenirs de course mais pour l’instant, je garde une petite pointe de déception.
Pourtant, même si cela paraît très contradictoire, j’ai adoré courir cette distance. J’ai adoré en baver, lutter contre moi-même, gérer l’effort sur une durée aussi longue. J’ai le sentiment que le marathon et moi, nous avons entamé une petite discussion et que celle-ci n’est pas du tout terminée. Au contraire, cette épreuve m’a donné mille fois plus envie d’en découdre. Pour tout vous dire, je dois résister à la tentation de m’inscrire à un deuxième marathon dans la foulée. Je sais que j’aurais pu faire mieux. Je sais que je PEUX faire mieux. Alors il est hors de question que je ne me laisse pas une seconde chance. Je choisirai une autre course, mieux placée dans la saison pour éviter les coups de chaleur… Et je mettrai un énorme coup de pied dans le derrière à mon chrono ! Où est-ce qu’on signe ?
Coucou Astrid ! Quel récit émouvant ! Malgré tout, j’ai beaucoup aimé te lire, j’avais l’impression d’être comme à tes côtés pendant que tu courais ! En tous cas en te relisant ça m’a fait un peu penser à mon premier semi, qui a été catastrophique, puisque je l’ai terminé en 2h30. Bon, j’ai pas vraiment suivi de préparation, à part augmenter les distances et faire quelques fractionnés de temps en temps (j’ai eu un peu plus d’un mois pour me préparer). Mais cette année j’ai décidé de le refaire et de battre mon record, j’espère y arriver ! En tous cas je compte m’y préparer bien comme il faut.
Qu’est-ce que tu conseillerais à quelqu’un qui voudrait faire un premier marathon ? Tu changerais quelque chose dans ton entraînement ? Par exemple tester de courir une fois 40km avant d’en courir 41 ? (par exemple) Je te pose la question car j’ai lu un plan d’entrainement pour un marathon, et la plus longue durée de course était dans les 3h30 justement, mais je me dis que si on ne court jamais plus, ça va être difficile le jour X ! Tu vois ce que je veux dire ? Peux-tu m’éclairer sur ce point ?
En tous cas le marathon est aussi dans mes projets. J’hésite presque à venir en France pour le courir, par ex. celui de Paris de l’année prochaine. À voir ahaha 🙂
Merci pour tes réponses et encore bravo !! Certes tu l’as pas terminé aux temps que tu espérais, mais la chaleur fait beaucoup dans une course, et tu n’y pouvais rien ! Mais tu l’as terminé, et c’est l’essentiel ! 😀 Gros bisous !
Merci pour ton retour, j’ai fait au mieux pour retranscrire mes péripéties ^^
Ce n’est pas grave pour ton premier semi, je trouve que pour ces premières fois, on a plus « droit à l’erreur ». C’est déjà énorme de l’avoir terminé, tout le monde n’en est pas capable ! Je suis certaine que tu vas arriver à battre ton record, tu ne peux que faire mieux si tu te prépares bien 🙂
Personnellement, je pense que j’aurais changé quand même de petites choses dans ma prépa. Je ne la mets pas en cause pour mon « échec » – après tout, elle m’a bien permis de finir ce premier marathon. Mais je pense que je manquais encore un peu « de fond ». J’aurais commencé à allonger les sorties bien avant (sortant de blessure, cela n’aurait pas été évident…), avec plus d’endurance fondamentale en amont. Et pour une prochaine fois, je ferais une prépa un poil plus longue (12 semaines, mais pas plus). Sinon, j’aurais bien aimé faire 3,5 sorties voire 4 par semaine, mais encore une fois, avec mes contraintes professionnelles ++, je n’aurais pas pu faire beaucoup mieux.
Pour les « grandes » distances type semi, marathon… Ce n’est pas du tout conseillé de faire des sorties hyper longues. Pour un semi, je n’ai jamais dépassé 1h30-1h40 à l’entraînement et pour le marathon, le max que j’ai fait c’était 2h20-2h25. Une sortie longue de 3h30 dans un plan ça me paraît trop ! Je ne suis pas coach mais on trouve plutôt des sorties de 2h30 max. L’idée ce n’est pas du tout de courir un marathon avant le marathon, sinon ça engendre un max de fatigue inutile.
Pense aux ultra-trailers qui font des courses de 120 km. Ils ne peuvent pas du tout faire ça à l’entraînement 🙂 Le principe c’est plutôt de courir cette distance en plusieurs petits bouts dans la semaine. Donc pour un marathon courir au moins 40 km par semaine etc. J’espère avoir pu t’aiguiller !
En tous cas le marathon est une très belle aventure. Je te conseille quand même de bien valider la distance semi et d’être à l’aise dessus avant de te lancer, car la prépa est très exigeante. Gros bisous !
Alors je ne dirais pas de courir un marathon avant un marathon, mais personnellement j’aurais peur de ne pas réussir à courir 42km. Du coup je me dis « et si j’essayais de courir 35km ? » après m’être bien préparée en tous cas, mais au moins 2-3 semaines avant le jour du marathon. J’en sais rien si c’est bien ou pas, mais au moins ça me donnerait une idée de la fatigue à avoir ahaha mais j’irai me renseigner de ce côté là, si ça se trouve je suis complètement à côté de la plaque.
Oui je pense déjà faire le semi en octobre prochain, voir si j’arrive à mieux faire et si je suis à l’aise. Et après on verra 😛 Merci pour tes réponses en tous cas !
Quelle épopée ! C’était magique de lire ton compte rendu. Et encore une fois : je suis ravie de t’avoir accompagnée 🙂 Bon j’avoue, ton récit de la fin a de quoi faire hésiter à s’inscrire x) les derniers kilomètres ont l’air très difficiles … Mais tu as fini donc bravo ! Tu as bien mérité ta médaille (et ta pizza). Je suppose que ça aurait été beaucoup mieux pour toi avec une météo plus facile. Tu as fait un baptême du feu, là. Ça aurait pu te vacciner ^^ c’est chouette que tu aies envie de recommencer (team maso ? :p), le deuxième marathon te semblera facile à côté 🙂 En tout cas on comprend mieux le « il peut s’en passer des choses sur 42 km ». (Mention spéciale pour la migraine ophtalmique.)
On dirait que tu as attrapé le virus … ca y est, tu es partie pour plusieurs marathons ! 😀 enfin, repose toi un peu avant quand même ^^ (et on a dit, tu en choisis un en Sibérie la prochaine fois.)
Personnellement j’ai été conquise par l’euphorie et je me suis inscrite pour l’année prochaine … (il faut juste que je refasse un petit semi avant, ce serait bien).
Merci pour tous tes articles et compte rendus sur ton marathon, c’était super cool de suivre l’aventure 🙂
Eh non, pas vaccinée pour deux sous, je crois que comme tu dis, j’ai dû choper le virus 😛
Je suis en pleine recherche de marathons nordiques ahah. Super pour ton inscription ! J’espère pouvoir te rendre la pareille 😉 Hâte de suivre tes prochains entraînements et ta prépa ! Bisous !
Coucou Astrid !
Quel compte rendu ! Ça me donne envie de résigner aussi, pour revivre ce depasszment de soit…
De mon côté j’avais fait exprès de choisir un rythme très lent dès le début (6,45/km) et j’avais fait toutes mes sorties de EF à ce rythme ( enfin à peu près car j’avais du mal à courir aussi « lentement » lol) et le jour J je me suis surprise moi même par ma régularité ! Dans tous les cas tu l’as fini et czst le principal tu peux être très fière ! 🙂
Coucou ! Je pense que tu as adopté la bonne stratégie le jour de ton marathon 🙂 Pour ma part, c’est aussi quelque chose qui aurait dû fonctionner pour moi (6’20 est théoriquement un rythme dans lequel je suis vraiment à l’aise, à l’entraînement tout s’est bien passé). Je n’ai pas plus d’explications que cela (à part la grosse chaleur) pour comprendre mes difficultés… Ce qui est sûr, c’est que je ferai mieux la prochaine fois 😉 Tu penses t’inscrire à un nouveau marathon prochainement ? Bisous !
Oui je pense en refaire un pour tenter le -4h30 (car je sentais que j’avais envie d’accélerer par moments hihi).
Mais ce n’est pas pour tout de suite… j’aimerais d’abord améliorer mon temps sur semi et m’amuser un peu sur des trails de différentes distances avant de me relancer dans une prépa marathon ! Mais peut être à l’automne 2018 (il fait moins chaud en Octobre hihi 😉 )
coucou
j’etais aussi o marathon
j’aurais voulu t’y trouver
j’ai fait 5H03
avec un mois de preparation
celui de new york en 2014 etait pire en temps
mais la chaleur nous a tué
cependant la traversée des bois vincenne et boulogne fut splendide
la fraicheur et la force de la nature m’a aide
le ciel bleu le soleil et j’ai eu le sourire jusqu’a la fin
vers 30 Km quel desastre tout le monde est fatigue les bananes par terre aucun respect
j’ai ramasse des bouteille pleines sur le sol pour me rafraichir
triste constat
avec ma petite soeur Bibi on n’a jete 0 bouteille de vittel
a bientot
Coucou, bravo pour ton marathon !
C’est vrai qu’il y a beaucoup de déchets sur les grosses courses officielles, je crois que c’est malheureusement inévitable… Je n’ai pas mis de bouteille d’eau par terre non plus, mais rien que tout ce plastique consiste une source de pollution, quoi qu’il arrive. Certainement une source de réflexion pour les années à venir !
Coucou Astrid,
J’ai enfin pris le temps de lire ton long compte-rendu sur ton premier marathon. Je me réjouissais de lire tes aventures!!! Cependant, je suis un peu déçue de comment tu as pu vivre cette aventure. Avec toute l’énergie positive que tu avais ta dernière semaine avant la course, j’aurais pensé que tu serais plus conciliante avec toi-même.
Est-ce que tu te rends compte de l’exploit que tu as réussi???? Courir un marathon, c’est déjà fou! Et en plus tu as eu une migraine ophtalmique sur plusieurs kilomètres et il faisait très chaud, des conditions que tu sais que tu ne supportes pas trop.
Alors oui, je suis sûrement mal placée pour savoir ce qu’on ressent dans ces moment-là car je n’ai même jamais couru 10 km, et ton allure marathon de 6’20-6’30 c’est ma vitesse plutôt « rapide » lorsque je cours. Mais tout de même, d’avoir suivi ta progression dans la course à pied grâce à tous les articles que tu as écris sur le sujet me donne le sentiment de te connaître un peu… J’aimerais tellement que tu sois moins exigeante avec toi-même quand tu repenses à cette course car on s’en fout du chrono. N’oublies pas que c’était ton PREMIER marathon et d’après ce que tu dis il y en aura beaucoup d’autres. Ta performance, je n’ai aucun doute que tu vas l’améliorer et malgré ta préparation qui était parfaite (avec les contraintes de ta vie professionnelle qui te laisse peu de marges) on ne sait jamais comment on va vivre un événement en fonction de la fatigue mentale ou physique, de la météo, etc.
J’aimerais donc vraiment que tu oublies ton temps que tu considères peu satisfaisant (et qui de mon point de vue est sensationnel) et que tu sois fière de ce que tu as accompli!!!
Que dire de plus à part BRAVO BRAVO BRAVO!!! Et merci pour ce partage très émouvant. En effet, comme tu pourras le remarquer au ton de mon message (j’espère que tu ne le prends pas mal car ce n’est pas le but), cela m’a aussi toute retournée. Pour te donner un exemple de comment je me sens après la lecture de ton article, si j’étais à côté de toi, j’aurais envie de te prendre dans mes bras, de te soulever et de te faire tourner et ensuite quand je t’aurais reposé au sol je te secourais par les épaules et je te dirais en larme « Ça y’est, tu l’as fait!!! »
Coucou !
Tu as raison, je suis exigeante avec moi-même, j’ai toujours été comme cela. Et tu fais bien de rappeler que courir un marathon c’est quand même un truc fou ! C’est le genre de chose que j’oublie trop rapidement, car à force de côtoyer des personnes qui courent, on a l’impression que c’est à la portée de tout le monde… Sauf que non, ça requiert quand même beaucoup d’entraînements et de sacrifices (mais ça en vaut la chandelle !) 🙂
Pour le reste, même si la course ne s’est pas déroulée comme prévu, j’en garde beaucoup de souvenirs positifs. Je ne garde vraiment aucune rancœur ni regrets sur la façon dont j’ai géré mes entraînements, ni la course en elle-même. Je cours vraiment pour le plaisir et pour me dépasser et je n’ai aucun problème à admettre un « échec » ou une contre-performance. Au contraire, j’en ressors souvent encore plus motivée 😀 J’ai retranscrit ma course telle que je l’ai vécue, et c’était (quand même) une très belle course.
Merci encore mille fois pour tes encouragements, et tu as bien raison de me remonter les bretelles 😉 Bisous !
Je suis très touchée par ce compte-rendu, j’ai eu un sanglot dans la gorge quand tu racontes ton arrivée!!
Le marathon, ça me semble tellement impossible et inhumain!! Je ne cours que 3 minutes d’affilée sans trop cracher mes poumons!!
Je ne savais pas qu’on pouvait s’arrêter, marcher, s’étirer, ça me semble plus humain (pas plus facile par contre, car comme tu le dit, il faut être capable de repartir!!), et j’avais une question à te poser : comment Elise a pu te rejoindre? On peut faire qu’un bout??
Et tu es capable de parler pendant la course??
Mais quel bel accomplissement. Je trouve que le temps n’a pas d’importance, l’important c’est d’être aller au bout, d’avoir fini!! On s’en fou du temps!!
Oh oui, heureusement que l’on peut marcher lorsque le corps dit « stop », sinon ça devient vite très, très difficile. J’aimerais beaucoup courir d’une traite un marathon sans marcher, mais ce sera (je l’espère) pour une prochaine édition 🙂
Elise a pu me rejoindre au milieu de parcours très facilement. On court dans les rues, il n’y a pas de barrière donc n’importe qui peut se joindre au flot des coureurs facilement (tout en passant inaperçu tellement il y a de monde). Par contre bien sûr les coureurs qui n’ont pas de dossard ne peuvent ni prendre le départ avec les autres, ni rejoindre l’arrivée, mais en cours de parcours, ça ne pose pas de soucis 🙂
Je n’ai pas eu de difficulté à parler dans ce marathon : quand je cours à allure lente/modérée, je peux tenir une conversation sans problème. Ce serait autre chose sur un 10 km ^^
Merci pour ton message en tous cas, ça m’a fait super plaisir de te lire <3